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Le Goethe-Institut de Paris présente une exposition sur la chute du mur de Berli

02/10/2009
30 septembre 2009 - À l'occasion du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, le Goethe-Institut de Paris présente jusqu'au 22 décembre 2009 une exposition originale de la Deutsche Kinemathek – Museum für Film und Fernsehen sur cet événement marquant de la fin du vingtième siècle. Intitulée "Nous avions pris la liberté… Instantanés 1989/1990", celle-ci a été inaugurée mardi soir en présence de l'ambassadeur d'Allemagne en France, M. Reinhard Schäfers. Contrairement aux photos officielles diffusées dans les médias, qui se répètent de commémoration en commémoration, elle ouvre de nouvelles perspectives.

Le 9 novembre 1989 est aujourd’hui la date symbolique d’un bouleversement qui a touché toute l’Europe. Auparavant, des transformations politiques avaient eu lieu dans certains États socialistes comme la Pologne, la Hongrie et l’Union Soviétique. En RDA, la situation intérieure s’est aggravée de façon dramatique avant même le printemps 1989. L’annonce, le 9 novembre, de la liberté de voyager a fait néanmoins l’effet d’une bombe.

Des premières protestations contre le trucage des élections communales de mai 1989 en RDA aux premières élections du Bundestag le 3 octobre 1990 dans une Allemagne unifiée, les événements se déroulaient selon un processus dont, à l’époque, on ne connaissait pas l’issue.
L’exposition présente des photos et des vidéos privées, ainsi que des films d’amateurs réalisés entre mai 1989 et octobre 1990. Parallèlement, des reportages télévisés de l’époque rendront compte aussi des événements vus par la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis et l’ex-URSS.

« Nous avions pris la liberté… Instantanés 1989/1990 » résulte d’une coopération avec la Bundeszentrale für politische Bildung (Centre fédéral pour l’éducation politique) et a reçu le soutien du ministre d’État chargé des affaires culturelles et des médias par le gouvernement fédéral.

Les différences salariales entre la France et l’Allemagne :

10/12/2009

Pour une entreprise française qui souhaite se développer en Allemagne, il est important de bien comprendre les différences de salaires entre les deux pays, que ce soit pour l'entreprise elle-même en termes de coûts, ou pour ses salariés afin de bien se situer « dans le marché ». Ainsi, pour un salaire de 50 000€ brut, il faut savoir que si les charges sociales pour l'employeur en France s'élèvent à 18 500€ soit 37% du salaire, elles ne sont que de 9 850€ soit 19 ,7% en Allemagne ! Ces différences sont clairement à l'avantage des entreprises allemandes.

En revanche, les différences d'impôts sur le revenu jouent en faveur des salariés français qui seront imposés à hauteur de 6 298€ quand leurs homologues allemands devront s'acquitter de plus du double (13 210€) auprès de l'état !

GBO publie avec la chambre de commerce franco-allemande une étude complète permettant de mieux cerner ces différences importantes pour les entreprises des deux pays « Löhne und Gehälter in Frankreich » .Cette étude est disponible sur demande auprès de la chambre de commerce, et est actualisée chaque année.

Ressouder l'axe franco-allemand

02/10/2008
Le président de la République attend que les élections allemandes de dimanche soient passées pour proposer de conclure un nouveau traité franco-allemand à l'image de celui signé à l'Elysée le 22 janvier 1963 par le général de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer. Jusqu'à ces derniers jours, Angela Merkel (CDU) semblait devoir l'emporter mais l'issue est aujourd'hui plus incertaine, notamment pour savoir si elle pourra faire alliance avec les libéraux (FDP), comme elle le souhaite. Le pire serait, pour l'Allemagne, pour l'Europe, pour la France, que la RFA tombe dans l'ingouvernabilité. En ces périodes de bouleversements, il faut des gouvernements unis et décidés. Mais, pour les projets élyséens, que la droite chrétienne-démocrate l'emporte ou que ce soit la gauche sociale-démocrate (SPD) ne devrait pas changer fondamentalement les choses. Dans le passé, le couple a supporté d'avoir deux couleurs opposées des deux côtés du Rhin (Schmidt-Giscard, Mitterrand-Kohl). On peut même penser que la politique française est plus proche de celle que mènerait un chancelier SPD, ou plutôt qu'elle serait moins contraire. C'est bien là la question : sur quelles pierres construire un nouveau traité ? Qu'ont encore en commun les deux pays ?Le rapprochement Merkel-Sarkozy durant la crise, la lutte contre les bonus et les paradis fiscaux semblent tracer la ligne : nous désirons à Paris comme à Berlin un capitalisme rhénan. Maintenant que le modèle anglo-saxon a du plomb dans l'aile, l'avenir se porte à nouveau sur une économie régulée par les Etats, où l'industrie et la question sociale comptent. Ce rapprochement porte aussi sur les questions de politique étrangère (Iran, Afghanistan, Proche-Orient, défense commune) et, depuis Nicolas Sarkozy, sur la politique vis-à-vis des Etats-Unis. Seule exception, mais conséquente : la conduite à tenir face à l'ours russe, l'Allemagne jouant sa chanson (énergétique) en solitaire.Peut-on aller plus loin ? Oui. Il y a deux dossiers sur lesquels une entente est nécessaire et possible. D'abord le FMI, dont la réforme des structures est insuffisante. Une meilleure place doit être accordée aux pays émergents, l'Europe doit resserrer ses rangs, France et Allemagne doivent montrer le chemin, par exemple en adoptant un représentant commun. Cela signifierait aux yeux du monde que nous avons la même idée de l'ordre financier et monétaire international, bien au-delà des bonus.Le deuxième sujet est considérable : l'Europe. On observe une volonté commune de Paris et de Berlin : rompre avec l'ultralibéralisme d'une Commission « tombée aux mains des Anglais ». De l'agriculture à l'industrie, la déclinaison est vaste, sur la concurrence, sur les aides publiques, sur la libéralisation des marchés, etc. Considérable, le sujet est aussi très dangereux s'il conduit au retour des égoïsmes nationaux, comme c'est le cas pour la reprise d'Opel. Paris et Berlin affirment qu'il existe une voie médiane. Ils doivent s'expliquer.Or précisément, le problème est que les deux pays n'ont pas la même idée de cette voie médiane. Derrière les apparences, l'« Ordnungspolitik » germanique diverge radicalement de l'Etat providence à la française (1). En France, l'Etat règle les problèmes. En Allemagne, l'Etat pose les règles entre lesquelles les partenaires sociaux s'entendent sur les problèmes. C'est très différent.Si le SPD gagne, la politique sera plus protectionniste et plus industrialiste. Si la CDU gagne avec le FDP, priorité sera donnée à une baisse des impôts. Mais, dans les deux cas, l'Allemagne va poursuivre le chemin sur lequel elle avance depuis dix ans : le rétablissement de sa compétitivité. Le double objectif allemand est l'excédent commercial et l'équilibre budgétaire. La France, à l'opposé, est prolixe, elle accumule un double déficit, commercial et budgétaire, ce dernier ayant « explosé » avec la crise.Un nouveau traité de l'Elysée serait un ripolinage si les deux pays ne trouve pas à s'expliquer pas sur le fond : sur la Russie, sur le nationalisme industriel, sur le degré de libéralisme et, d'abord, sur la politique macroéconomique. Un plombier-ministre commun aux deux gouvernements pourrait-il ressouder véritablement l'axe ? Il y a du travail.  ERIC LE BOUCHER - DIRECTEUR DE LA REDACTION D'« ENJEUX LES ECHOS ».

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