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En 2010, les cadres dirigeants devront se serrer la ceinture

11/03/2010
« Ma grande entreprise connaît la crise », pourraient chanter, en parodiant Bashung, les dirigeants des 100 plus grandes entreprises européennes. Conséquence : les rémunérations des dirigeants devraient marquer le pas, révèle une étude du cabinet Hewitt.

 

La rigueur salariale ne devrait pas s’arrêter aux portes des bureaux des cadres dirigeants. Le cabinet de conseil en management des ressources humaines Hewitt a, en effet, décortiqué les politiques salariales des plus grosses entreprises européennes. Résultat : la truffe se fera plus rare dans les pâtes, car la tendance est à « la modération de la hausse des salaires des dirigeants mandataires sociaux et d’une baisse de leurs primes variables ». Le salaire médian des premiers dirigeants s’établit à 1,2 million d’euros, celui des dirigeants financiers est de 760 000 euros, et celui des directeurs exécutifs 650 000 euros.  

Le rythme d’augmentation des salaires a chuté. La hausse médiane – celle qui sépare la distribution en deux groupes de même taille – est de 1,3 % en 2009/2010 (*). Un an plus tôt, le taux de hausse médian atteignait 5,5 %. Un tiers des dirigeants ne devrait pas avoir d’augmentation, notent les analystes d’Hewitt.   Et la part variable de la rémunération n’est pas mieux lotie.

Les Britanniques préfèrent les stock options aux primes

Plus que jamais en temps de crise, la rémunération à la performance, associant un fixe et un variable dépendant des performances de l’entreprise, reste la norme. En période de vaches maigres, l’ajustement est immédiat : « les primes variables ont été réduites de près d’un tiers dans un contexte de baisse des résultats d’entreprise. » Pourtant, l’évolution des résultats économiques de l’entreprise et des revenus des dirigeants ne sont pas toujours strictement corrélés. D’abord, parce que l’étude Hewitt montre que l’Europe des salaires des dirigeants n’existe pas encore. C’est en Allemagne ou en Espagne que la part variable est la plus importante dans la rémunération globale. A l’inverse, Suisses et Britanniques préfèrent rémunérer leurs dirigeants en capital : à eux de faire monter les cours de Bourse, s’ils veulent gagner plus. Quant à la France, elle se trouve dans une position intermédiaire.

L’autre raison pour expliquer de prévisibles hausses de salaire en dépit de mauvais résultats économiques ou financiers tient aux modes de calcul de la performance. Si le montant des bénéfices doit être pris en compte, il ne saurait résumer à lui seul la qualité d’un management, explique Jean Lambrechts, responsable de l’activité de conseil en rémunération des dirigeants chez Hewitt France, « d’autres paramètres financiers et non financiers […] reflètent la performance durable au sens large ».

source: www.usinenouvelle.com

Les PME en quête de cadres polyvalants

11/03/2010
Les petites et moyennes entreprises, qui ont misé sur l'innovation et l'international, ont su s'adapter à la crise et se préparent aujourd'hui à la reprise. Elles recherchent des managers expérimentés possédant une double compétence, technique et commerciale.

 

Conjoncture. Lorsque la crise financière s’est déchaînée en septembre 2008, les petites et moyennes entreprises ont immédiatement souffert de la fermeture de l’accès au crédit. L’Etat, via notamment Oséo, a pris des mesures en leur faveur au point que les PME pourraient être les premières à profiter de la reprise économique. « La crise est arrivée par le haut, la relance se fera par le bas », pronostique Pedro Novo, directeur régional pour l’Ile de France d’Oséo.

Des recruteurs confiants. Les petites entreprises indépendantes s’avèrent d’ailleurs assez confiantes dans l’avenir. 50% d’entre elles prévoient une activité stable pour 2010 et 12% comptent même embaucher dans les 6 mois à venir, selon le baromètre Agefos-PME publié le 8 décembre 2009. Ces chiffres plutôt optimistes masquent toutefois des réalités très contrastées, le marché des PME étant très hétérogène. Les petites et moyennes entreprises de la sous-traitante automobile, du nettoyage ou encore de travail temporaire souffrent encore beaucoup alors que celles de l’hôtellerie, de la restauration, de l’ingénierie et du conseil informatique repartent à la hausse.

Innovation et international. Mais plus que le dynamisme du secteur d’activité, les PME qui ont le mieux résisté à la crise sont celles qui ont fait le pari de l’innovation et du développement à l’international. " Le caractère innovant de l’activité et la capacité d’attaquer des marchés de niche à l’étranger offrent de réelles opportunités au moment de la reprise ", confirme Christophe Bernard, directeur du développement du marché des PME chez KPMG. Les pays du Moyen Orient, de l’Europe de l’Est et de l’Europe du Sud font partie des cibles les plus prometteuses et les plus accessibles aux PME françaises.

Des recrutements pragmatiques. Côté recrutement, d’après le baromètre Agefos-PME, les dirigeants des 200 PME interrogés disent privilégier les profils confirmés possédant " entre 3 et 5 ans d’expérience ". Dans un contexte incertain et attentiste, les petites et moyennes entreprises ont besoin de cadres immédiatement opérationnels pour renforcer leurs équipes. Elles veulent aussi des managers multi-casquettes. " Les double compétences technico-commerciales sont les plus appréciées. Les petites entreprises ont besoin de candidats polyvalents, capables de créer du business ", estime Pedro Novo.

source: www.apec.fr

La rémunération des cadres

11/03/2010

Les métiers liés à l'environnement continuent de se développer. Ce type de compétences étant encore rares, les salaires de ces professionnels s'envolent.

Un plus salarial. Les cadres, spécialisés dans l’environnement ou possédant une compétence liée au développement durable, seraient plutôt bien lotis. Selon la première enquête sur les rémunérations des métiers verts réalisée par le cabinet de recrutement Michael Page et diffusée en décembre 2009, ces cols blancs à la fibre écolo gagneraient, en moyenne, 10% de plus. Une sorte de " prime verte " résultant de la rareté de ce type d’expertises alors même que ces nouveaux métiers sont en plein essor. Le Grenelle de l’environnement devraient générer 600 000 emplois en France, d’après une étude du Boston Consulting Group. Et à en croire l’Ademe*, 90 000 postes issus du développement durable ont déjà été créés dans l’Hexagone depuis 2006.

Une demande en hausse. " Les métiers verts représentaient 3% à 5% de notre activité en 2008, contre près de 20% aujourd’hui ", constate Nicolas Vermersch, directeur général de Michael Page France. " Il existe des opportunités dans le BTP autour, notamment, des démarches HQE**, du diagnostic et de l’efficacité énergétiques ", confirme Hugues Pariot, DG du cabinet Expectra. L’étude de Michael Page énumère les fourchettes de salaire de 17 métiers verts, répartis dans 7 secteurs (énergies renouvelables, environnement, développement durable, commerce équitable, cadre de vie, déchets, fonds d’investissement responsables) : 6 fonctions connaissent des rémunérations en hausse.

Chef de projet ENR. Le chef de projet énergies renouvelables, chargé de piloter la création et la gestion d’un parc de production d’électricité d’origine éolienne, solaire, biomasse ou biogaz, est payé entre 40 000 et 70 000 euros bruts par an. Ce cadre de formation technique (ingénieur, agronome, géologue…), commerciale ou même financière, doit justifier d’au moins 2 ans d’expérience en gestion de projets énergies renouvelables ou de projets techniques. Une connaissance des procédures administratives et des logiciels spécifiques aux énergies nouvelles est appréciée.

Ingénieur efficacité énergétique des bâtiments. Sous la pression de réglementations thermiques de plus en plus contraignantes, les stratégies d’optimisation et de performance énergétiques deviennent cruciales dans le BTP. Travaillant dans des cabinets conseil, en entreprise ou dans les bureaux de contrôle technique, les ingénieurs en efficacité énergétique des bâtiments sont très recherchés. Ces cadres thermiciens, issus d’écoles d’ingénieurs, comme l’Insa*** de Strasbourg, perçoivent entre 45 000 et 75 000 euros bruts annuels. Ils doivent maîtriser les outils de simulation thermique, type Pleiade, Comfie ou Trnsys. Outre des missions d’audit et de préconisations, ces spécialistes assurent une veille technologique et réglementaire.

Chef de projets site et sols pollués. Géologue, hydrogéologue, issu des écoles d’ingénieurs, comme les Mines, les Insa ou les ENSI****, il maîtrise les bases du droit de l’environnement ainsi que les logiciels dédiés, comme Autocad, Mike 11 ou Surfer. Autant de compétences nécessaires pour réhabiliter les sites, les sols ou les nappes phréatiques pollués par des activités industrielles et qui expliquent que cet expert touche entre 38 000 et 85 000 euros bruts par an.

Chef de projet HQE. Cette fonction est née des nouvelles contraintes environnementales exigées par les réglementations ou volontairement mises en œuvre par les constructeurs immobiliers. Formé par des écoles d’ingénieurs ou par des universités spécialisées dans les démarches HQE, ce cadre intervient en amont des projets et intègre des objectifs énergétiques et environnementaux. Il est rétribué entre 45 000 et 95 000 euros bruts annuels.

Expert bilan carbone. Le spécialiste de la méthode du bilan carbone dispose d’une formation d’ingénieur, maîtrise les outils d’analyse de cycle de vie (ACV) et possède une expérience significative dans la conduite de projets de réduction de gaz à effets de serre ou de diagnostics énergétiques. Autres compétences appréciées pour ce poste en plein essor : une bonne capacité rédactionnelle et un bon niveau d’anglais qui lui permettent d’émarger de 35 000 à 50 000 euros bruts par an. Ce métier, l’un des plus récents de la vague verte, touche également des bonus, représentant de 20% à 30% de sa rémunération.

DDD. Créé par les entreprises afin de suivre les recommandations de la loi NRE de 2001, le poste de directeur ou de responsable du développement durable a longtemps été pourvu en interne par la mobilité d’opérationnels impliqués dans les enjeux environnementaux. Aujourd’hui, on observe de plus en plus de recrutements externes, notamment dans les grosses PME. Une bonne connaissance du secteur d’activité de l’entreprise est demandée. Enfin, un bon sens relationnel est nécessaire pour ce poste transversal rétribué entre 45 000 et… 130 000 euros bruts annuels !

* Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
** Haute qualité environnementale
*** Institut national des sciences appliquées
**** Ecole nationale supérieure d’ingénieurs

 

source: www.apec.fr

12eme conseil de ministres franco-allemand (Paris, 4 février 2010)

11/03/2010

Le secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes et secrétaire général pour la coopération franco-allemande, Pierre Lellouche, avait présenté au conseil des ministres du 27 janvier 2010 une communication relative à la préparation du conseil des ministres franco-allemand, qui s’est tenu à Paris le 4 février 2010, sous la présidence de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel. Il s’agissait du premier conseil des ministres conjoint après l’entrée en fonctions du nouveau gouvernement allemand et après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Ce conseil, qui s’est réuni en format plénier, définit les orientations de la coopération franco-allemande pour les dix ans à venir. Cet « Agenda franco-allemand 2020 » s’articule autour de six points :

1. Economie, finances et emploi
Après avoir fait preuve d’une unité exemplaire dans la réponse à la crise économique et financière, la France et l’Allemagne prépareront des stratégies coordonnées de sortie de crise. Elles poursuivront en parallèle leurs efforts conjoints en faveur d’une régulation financière ambitieuse, de la soutenabilité des finances publiques, de la stabilité du système financier et de la réforme de la gouvernance financière internationale.

2. Energie, climat et biodiversité
La coopération dans les domaines de l’énergie et du climat sera renforcée, notamment dans la perspective des conférences de Bonn et de Cancun. Sur la base des rapports des groupes de travail « énergie » et « électromobilité » lancés à l’occasion du dernier conseil des ministres conjoint, la France et l’Allemagne renforceront leur coopération dans les domaines des énergies renouvelables et de la sécurité énergétique, et favoriseront la création d’un standard européen unique en matière de véhicules électriques.

3. Croissance, innovation, recherche, éducation et enseignement supérieur
Sera également renforcée la coopération franco-allemande dans les domaines de l’innovation, de la recherche, de l’éducation et de l’enseignement supérieur, facteurs d’emploi et de croissance.

4. Politique étrangère, défense, sécurité
De nouvelles propositions visant au développement de notre coopération en matière de politique étrangère, de défense, de sécurité intérieure et d’immigration ont été présentées. Le conseil franco-allemand de défense et de sécurité a permis de favoriser la concertation sur la politique de sécurité et de défense commune après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

5. Rapprochement de nos citoyens
Un accord relatif au régime matrimonial franco-allemand a été signé à l’occasion du conseil des ministres conjoint. Par ailleurs, de nouvelles propositions ont été développées pour rapprocher les sociétés civiles des deux pays, consolider l’espace culturel franco-allemand, et favoriser la mobilité des jeunes.

6. Cadre institutionnel
Enfin, le conseil des ministres franco-allemand a permis d’ouvrir de nouvelles pistes de coopération institutionnelle dans le but de favoriser une convergence toujours plus étroite des politiques et des institutions des deux pays.

source: http://www.france-allemagne.fr/

Les différences salariales entre la France et l’Allemagne :

10/12/2009

Pour une entreprise française qui souhaite se développer en Allemagne, il est important de bien comprendre les différences de salaires entre les deux pays, que ce soit pour l'entreprise elle-même en termes de coûts, ou pour ses salariés afin de bien se situer « dans le marché ». Ainsi, pour un salaire de 50 000€ brut, il faut savoir que si les charges sociales pour l'employeur en France s'élèvent à 18 500€ soit 37% du salaire, elles ne sont que de 9 850€ soit 19 ,7% en Allemagne ! Ces différences sont clairement à l'avantage des entreprises allemandes.

En revanche, les différences d'impôts sur le revenu jouent en faveur des salariés français qui seront imposés à hauteur de 6 298€ quand leurs homologues allemands devront s'acquitter de plus du double (13 210€) auprès de l'état !

GBO publie avec la chambre de commerce franco-allemande une étude complète permettant de mieux cerner ces différences importantes pour les entreprises des deux pays « Löhne und Gehälter in Frankreich » .Cette étude est disponible sur demande auprès de la chambre de commerce, et est actualisée chaque année.

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